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antiSARK-osé
vendredi 15 février 2008, a 15:33
tralala

teullé, ce dissident de Neuilly, a été radié du parti présidentiel.

 On s'en fout !

 sarko nous fait parler de laïcité.

 sarko nous fait parler des enfants juifs morts pendant la seconde guerre.

 sarko veut peut etre que son nom soit associé aux pages politiques des journaux car jusque là il fait les choux gras des journaux pipo-le et à scandales ainsi que des émissions de télé genre :   classé confidentiel sur M6.

 

  La vraie question, celle que tous le monde se pose, la question éxistentielle est : comment fait sarko pour paraitre plus grand qu'il n'est sur les photos ?

lundi 11 février 2008, a 18:48
sarkoville à Neuilly

 Il parachute martinon dans sarkoville, neuilly, il fait des elections municipales un vote nationale, il dit quoi de plus normal que de soutenir la liste de jeunes qu'il a composée......le prince a dit, le prince a fait et les moutons ont applaudi. Rien ne va plus dans les sondages, quelques brebis ( galeuses) de neuilly ouvrent,enfin, leurs gueules,  martinon est laché et c'est le fils du prince qui est chargé de l'achever, les municipales ne sont plus un vote national...c'est ça la france disait Marc Lavoine.

  L'emir jean sarko sera  en tete de  la nouvelle liste ..(?)

mercredi 06 février 2008, a 17:02
tu parles !!

 Inauguration de l'AGV, en présence de sarko bien sur. Il a pris la parole ? mais bien sur. il a dit ceci: le premier à l'acheter, eh bien c'est l'Italie( Il hausse les épaules et remue la tete: TOC) c'est beau l'Italie hein! et avec un sourir, content de son coup, infantile et le pire c'est que les journaliste qui etaient là ont trouvé ça drole. c'est quoi cette merde ?? c'est ça le président que vous nous avez donné, bande de cons !!!

 

 Je suis en colère et je me demande combien de temps durera l'attente de miss carla avant d'obtenir sa carte d'identité française. Je sais déjà qu'elle va faire des envieux parmis certains qui attendent depuis des mois voire des années. je vais me coucher.

mardi 29 janvier 2008, a 09:59
sarko la pub

 sarko este en justice la Ryanair ( low cost): la raison est  la pub pour laquelle cette compagnie a utilisé une photo de lui et de carlita. A votre avis, s'il est mécontent c'est parcequ'il n'a pas été payé pour cette pub ? parcequ'on a utilisé sa photo sans autorisation ? parcequ'il considère comme insulte de se voir traiter de client d'une compagnie à bas prix ?

 

 sarko a aussi décidé qu'il n'interviendra pas dans la campagne pour les municipales aprés avoir dit le contraire, pourquoi ? surement parcequ'il a peur de pas passer assez à la télé si jamais il entrait en campagne.

 

  On a le président qu'on mérite ?

mardi 08 janvier 2008, a 11:13
La phrase qui tue

 xavier darcos a dit : " un président heureux et amoureux est un président plus énergique et efficace".  Mais de quoi parle ce type ? de politique ou de ?

samedi 15 décembre 2007, a 18:46
Démocratie

 Kadhafi s'en est allé. Il a fait son cirque et a laissé un cheque. On a beaucoup entendu parler de 10 milliards de dollars ! quelle connerie ! 300 millions, seulement 300 et faut compter dedans les contrats qui ont été discuté avant l'éré de sarko.

 Il s'en est allé et on ne sait pas d'avantage sur le dossier des infirmieres, les députés ump se sont opposés à la convocation de cecilia, la seule personne à avoir rencontré mouammar. La seule ! un tete à tete !.. ???

  remarquez que le petit président depuis son intronisation a visité pas mal de pays, les seuls desquels il est revenu avec des contrats sont : Chine, Lybie, Algerie !! des hauts lieux de démocratie et des liberté.

 

 je vous dis que vous devriez vous mettre à fumer du thé,

mardi 13 novembre 2007, a 14:38
la GREVE

  je me demande si les journalistes français nous manipulent ou sint-ils eux meme manipulés. Il y a certainement des deux.

  L'actualité est faites par la greve des cheminots. Il va de soit que tous les journaux, radios, télés nous en parlent à toutes leurs éditions. Ce qui m'a frappé dans le traitement de cette actualité c'est l'accent mis sur la gene que celà occasionnera au quotidiens des parisiens comme si la France se résumait à Paris et sa banlieue. Il est trés peu question du pourquoi et des enjeux de cette greve. celà est-il fortuit? je ne le croit pas.

  Dans la plupart des reportages, interviews, et doc sur cette affaire, il en sort toujours que les cheminots sont la cause des désagréments que vont subir les parisiens mais il n'est jamais question de la possibilité que ce soit sarko qui créent le blocage en cherchant , comme toujours, une situation d'affrontement.

  L'information qui n'est jamais donné c'est que les cheminots NE SONT PAS CONTRE LA REFORME DES REGIMES SPECIAUX. Ils veulent juste avoir une négociation pour celà.

 Et puis pourquoi tant de chahut sur une réforme qui rapportera 700 millions d'euros alors que 15 MILLIARDS de cadeaux fiscaux sont passés sans remous? juste parceque cette fois les parisiens n'auront pas leurs métros ?

  Affligeants les Français !

  commandez-vous un thé et restez face à votre télé pour voir poivre vous débiter des conneries à 20heures.

   

samedi 30 juin 2007, a 19:00
salope

 C'est le mot de la semaine qui s'achève, salope, c'est indigne mais bon, on ne va quand même pas me raconter que ce genre de langage n'est pas trés utilisé par la classe politique. C'est juste que cette fois-ci, il y a eu une caméra dans les parages( heureusement qu'elle n'était pas à tf1 ni la 2 ni la 3...).

 

   Ce que je retiens de cette afaire et du moment que cette espace est consacré au bien aimé président de tous les Français, c'est cette phrase : "c'est pas une façon de parler aux femmes  NI A QUI QUE CE SOIT D'AILLEURS" et comme j'ai l'esprit mal tourné ma memoire aussi d'ailleurs, il m'est revenu aux oreilles des phrases genre, on va nettoyer la cité des 400 au karsher ainsi que vous en avez marre de cette racaille ou encore connard,... à l'encontre de begag azouz ou dois-je simplement dire l'ex-arabe de service ( ni à qui que ce soit, disait-il )

 

  Buvez beaucoup de thé pour avaler les leçons du sage président de tous les Français, moi le thé, je le fume pour rester éveiller car je sais que le cauchemar sera terrible.

jeudi 21 juin 2007, a 15:02
la télé à l'elysée.

  C'etait bien hier soir, sarko face à 2 journalistes chevronnés et qui n'ont pas leurs langues dans leurs poches. Maintenant, on sait que ppd et chazal sont clairement de gauche...révolutionnaire.

  Ils étaient là, souriants à faire leur boulot. Journaliste à tf1 est plus qu'un métier. Il y a quand même eu un moment ou ppd a commis une bavure mais en pro de chez le copain à sarko, il s'est vite excusé en réctifiant le tir et en expliquant que son allusion était en rapport avec l'enthousiasme du président. c'est qu'on en a des c... chez tf1.

  Et le nouveau plateau du jt de tf1, iI vous a plu ? Signe des temps : la télé s'installe à l'élysée. Désormais , il n' aura plus besoin de téléphoner, les infos seront prises à la source.

  Président de la république, service publique, ça rime bien non ? il aurait dû donner son interview à une chaine du publique non ? Et ben non, sarko a fait faire à sa télé 15 millions de téléspectateurs, il a vraiment le sens des affaires.

 je fume du thé et je reste éveillé guillaume sarkozy est annoncé au "monde"..et vous n'avez pas fini d'en baver : tenez bon !

vendredi 25 mai 2007, a 15:27
bienvenue en sarkosie.

  laurent solly, ex-directeur de campagne adjoint  de sarko va integrer la direction de tf1 en juin prochain. Avec ceci je vous souhaite la bienvenue en sarkosie..

 En sarkosie, on invente tous les jours de nouvelles choses: mettre au pas les médias, ça a du mérite ça, puisqu'on est dans une démocratie aux valeurs ancestrales de doits de l'homme et de liberté d'expression. On y fait du neuf avec de l'ancien voir du trés ancien. On y fait de la politique en footing avec une meute de journaleux et des fans aux abois ( à quand les autographes) et les moutons saluent ce nouveau style de gouvernance.

 En sarkosie, on présente les chomeurs comme des tricheurs qui vivent au crochet de la république et on nomme un ministre condamné par la justice de la république pour divers trafiques et les moutons ne branchent meme pas.

 Ce qui est dingue dans tout ça c'est que les moutons sont contents, c'est quoi cette putain d'inconscience collective? Cette léthargie est peut etre le signe du début du commencement de la fin d'une grande nation qui s'appelait FRANCE....bienvenue en sarkosie

jeudi 10 mai 2007, a 12:43
gueule de bois.

  Ca y est, il est élu. l'élu des ouvriers qui ne bavasse pas dans un grand hotel parisien ( rappelez vous bayrou-royal) passe la nuit au fouquets avec ses copains milliardaires et le lendemain s'envole à bord d'un jet bolloré pour rejoindre un bateau bolloré.

  Quand on l'interroge sur ce mélange des genres, il répond que la France a besoin de gens comme bolloré, bouygues, ....et que le groupe bolloré ne fait pas affaire avec l'état. Futé le petit, car il faut savoir que la chaine de télé direct8 appartient à ce groupe et que celui-ci ambitionne de créer une grande chaine de télé.

 

  mettez vous au thé, le pire est à venir.

samedi 28 avril 2007, a 19:15
et les moutons applaudirent

  Je suis parmi vous alors que d'autres sont entrain de bavasser dans des hotels parisiens, ma place à moi est ici dans cette usine. phrase de sarko devant un parterre d'ouvriers travaillant meme le samedi et j'immagine que certains se sont meme permis d'applaudir cette anerie méprisante.

  Je pense qu'il nous prend, vraiment, pour des cons.

  qui habite Neuilly et y est maire?

  qui préfère payer des amendes plutôt que de respecter la loi sur les logements sociaux?

   qui est bourgeois, fils d'un croisement de bourgeoisies française et hongroise?

   sa place n'est surement pas dans une usine, les petites gens, il s'en moque comme de la derniere des merdes.

   Et dire qu'il y aura des gens qui trouveront cette réplique mesquine fabuleuse.

  je suis sur le c...

  je pense que je vais arreter de fumer du thé pour rester eveiller.

samedi 28 avril 2007, a 19:04
sarko par Onfray

  cette analyse a été faite par Michel Onfray sur son blog :http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/04/index.html Le cerveau d'un homme de droite.

Le cerveau d'un homme de droite.
Portrait de Nicolas Sarkozy, acte 1.



La revue Philosophie magazine m'a demandé si, sur le principe, j'acceptais de rencontrer l'un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l'esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m'a rappelé en me demandant si j'avais une objection contre Nicolas Sarkozy. Pas plus avec lui qu'avec un autre, j'aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l'approche de l'un de ces animaux politiques m'intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
Il me paraît assez probable que son temps passé – donc perdu…- avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l'occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy – j'y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite …
Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d'Etat, et portraits des figures disciplinaires de l'histoire de France représentées en médaillons d'austères sinistres.
Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l'une d'entre elles est animée d'un incessant mouvement de nervosité, le pied n'arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d'adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j'exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance  : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans cette série d'aveux de blessure. J'avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d'acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.
Si l'on veut être Président de la République, si l'on s'y prépare depuis le berceau, si l'on souhaite présider les destinées d'un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l'on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l'on s'expose depuis des années en s'invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l'on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l'on aspire à devenir le chef des armées, si l'on doit un jour garantir l'Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu'on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?
Car je n'ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d'avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d'une trentaine d'années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c'était d'ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi….
Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l‘absence du ministre, je m'ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j'envisage de quitter la place séance tenante…
J'étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d'ailleurs plutôt publique, mais ceci n'excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j'avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu'un don contraint à un contre don et j'attendais quelque chose d'inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes …
Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l'équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s'évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j'offre mes cadeaux… Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s'agit plus de se faire de cadeaux.
« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d'échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.
Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines – disons le comme ça…- de son discours d'investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l'Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m'interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu'à la France ? ». Donc à lui…
Pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation d'autant plus massive de sa subjectivité qu'elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…
Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d'accéder un peu aux commandes de ce débat qui n'a pas eu lieu et qui, pour l'instant, leur échappe totalement. De fait, l'ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue…
Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d'une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d'un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d'une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l'être.
Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l'ontologie de droite : l'existence d'idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l'on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l'on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l'Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l'Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d'une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l'on voit comment la pensée de droite s'articule à merveille avec l'outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l'enfer, le paradis, la prison, la légion d'honneur, etc.
J'avance l'idée inverse : on ne choisit pas, d'ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l'on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n'y fait. Il affirme : «  J'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ». « Génétiquement » :  une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique  !
La génétique, l'inné, contre le social et l'acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l'individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l'individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche … Laissons de côté la théorie. Je passe à l'exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l'esprit, capter l'attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d'avancer sur ce sujet.
J'argumente :   Lui dont chacun sait l'hétérosexualité – elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré…-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l'homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux  et d'opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l'hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l'être…
L'argument le stoppe. Il me semble qu'à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l'intérieur, l'animal politique haut de gamme laisse le pas à l'homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d'un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l'esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s'accorder le luxe d'une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l'effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate «  Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'Etat, puissent gouverner celui qui règne !
Lors de sa parution, j'avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d'Estaing qui racontait ses crises d'angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l'état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu'il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d'un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l' esprit , croyance en l' au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même.
Les soixante minutes techniquement consenties s'étaient allongées d'une trentaine d'autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l'heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l'intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l'apaise : L'Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l'antilibéralisme c'est  « l'autre nom du communisme » ( il dit n'avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page…) : Qu'est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : «  j'aime bien les cadeaux ». Puis : «  Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »… Comme prévu.
Dans l'entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l'initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu'elle n'a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : «  Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… ». Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas… Du moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l'échange, afin d'aller plus loin. Tout de go, il me propose de l'accompagner, sans journalistes – il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu'il pense probablement de toute la corporation… Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d'yeux qui clignotent comme des loupiotes…Voyons donc pour plus tard… Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : «  Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n'y a pas autre chose à faire ? Quand même… ». Soixante-cinq millions c'est le nombre des français à convaincre d'amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter…
(a suivre)

vendredi 27 avril 2007, a 16:50
l'affiche

 

mardi 24 avril 2007, a 13:14
besson sarko: le couple

  "La France est- elle prete à voter en 2007 pour un néo-conservateur americain à passport français ?"

 "un mediocre ministre des finances et un ministre de l'interieur survolté mais inéfficace"

Deux phrases de besson sur sarko. Aujourdh'jui sarko annonce la création d'un pôle socialiste à l'ump, pôle qui sera dirigé par le même besson.

je ne me retrouve plus!

 

 Au fait, je voulais prendre quelques passages de l'ouvrage "les inquiétantes ruptures  de Monsieur Sarkozy." dirgé par besson mais je me suis retrouvés à vouloir le recopier entierement. pour le lire : http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/01/10/347/

Présentation
Arretez-le avant qu'il ne soit trop tard !!ça, c'etait avant. Maintenant, il est trop tard ! vous êtes en plein dans le cauchemar

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rétention de sureté Le Blog Anti ! (06/03/2008 15:21)

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